Mère Veilleuse

Création 2021

Une vieille femme s’avance d’un pas lent et lourd, elle semble marcher ainsi depuis des millénaires… Sur ses épaules un enfant  chantonne, les yeux grands ouverts sur le monde qui l’entoure. Au sol, un homme s’affaire tranquillement au milieu de ses instruments de musique et autres objets du quotidien. L’homme, le Mat, semble invisible aux yeux de l’enfant.

Au fil du chemin emprunté par la vieille femme, accompagné à son insu par le Mat, l’enfant va découvrir les éléments qui se présentent à lui,  s’émerveiller, s’interroger, s’effrayer… Puis peu à peu va naître en lui l’envie de se mettre en marche à son tour. Osera-t-il se séparer des épaules confortables de la vieille femme et faire à son tour ses 1ers pas dans ce monde ?

 

« Mère Veilleuse » nous invite à contacter en nous des ressentis parfois enfouis par nos vies trépidantes : la lenteur rassurante de Cybèle, l’émerveillement confiant de Poti face aux éléments de la vie qui se présentent à lui, la bienveillance espiègle du Mat qui va l’aider à faire ses 1ers pas…

« Mère Veilleuse » se présente comme parenthèse poétique et musicale….

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Caractéristiques du spectacle

  • Musical / en français
  • TOUT PUBLIC
  • Fixe / diurne
  • Durée : 40min
  • Année de création : 2021
  • Autrice / Metteuse en scène : France Hueso-Chapon
  • Création musicale : Jules Neff & Sueño en la Fábrica
  • Artiste bricoleur : Frédéric Grand
  • Création de la marionnette : Tarek Messamer & Géraldine Clément
  • Nombre de personnes en tournée : 3
  • Jauge maximum 300 personnes
  • Infos techniques :
    • Prise 16A 220V sur site
    • Personnage 2,50m de haut
    • espace de jeu de 9m de diamètre
    • autonome en son

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Les thèmes abordés dans ce spectacle 

Le cheminement de ces deux personnages, la vieille femme et l’enfant et leurs interactions, mettront en lumière plusieurs thèmes :

Le voyage 

Ce voyage se veut autant physique qu’intérieur. Tout déplacement est une école de patience. Le voyage est souvent une pause qui permet d’interroger et retrouver le centre et le sens de notre vie.

Ici la démarche lente et difficile du personnage Cybèle rompt avec la recherche continuelle de notre monde à plus de célérité, d’efficacité.

Cette lenteur laisse alors la place, on l’imagine, à un mouvement intérieur et intime, aux vagabondages de la pensée chargée d’histoires de cette vieille femme, créant le mystère, ouvrant sur notre propre imaginaire. Notre rêverie s’harmonise alors sur ce même tempo.

 

La transmission 

Cette transmission est symbolisée ici par la lumière que porte la « mère veilleuse », Cybèle.

La passation est par ailleurs incarnée physiquement, l’objectif pour l’enfant est de se mettre à marcher à son tour.

Mais il s’agit aussi de transmission de valeurs, de mémoire (sans mémoire le temps disparaît) et de continuité, sans figer l’acquis : l’héritage transmis est à chaque fois, retravaillé, réinterprété, métamorphosé pour être intégré.

La relation entre les deux personnages interroge aussi la forme de la transmission : ici la « mère veilleuse » est muette, l’enseignement ne passe pas par l’oralité.

La transmission s’expérimente à travers le chemin parcouru ensemble, à deux, par le rythme imposé par les pas de la vieille femme, et par un regard différent sur le monde qui les entoure : l’un et l’autre expérimentent le monde à travers des vues qui se nourrissent mutuellement, Cybèle a le regard fixé sur les quelques mètres au-delà de ses pieds, quand Poti, juché sur ses épaules, peut voir plus largement le chemin à parcourir…

 

Le désir d’apprendre et de grandir pour « prendre sa place » à son tour 

Le cheminement intérieur de cet enfant dans ce spectacle est mu par l’envie et la nécessité de s’émanciper, de faire ses premiers pas dans ce monde, de se mettre en route à son tour.

Il s’agira aussi de questionner ce moment sensible de passage : ces ressentis ambivalents entre exaltation et hésitation, entre le désir de ce vers quoi l’on tend et la peur de l’inconnu ; la peur de la mise en mouvement qui passe nécessairement par un état de déséquilibre. Cette fragilité qui fonde toute expérience et toute croissance…

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